Choisir un cabinet de management de transition : 7 questions a poser avant de signer
Un cabinet de management de transition vend deux choses : un vivier de dirigeants disponibles, et le fait d'avoir déjà vérifié qu'ils tiennent la route. Vous payez surtout la seconde. Voici les sept questions qui séparent un cabinet qui fait ce travail d'un cabinet qui transmet des CV.
1. Qui me présentez-vous, et sous combien de jours ?
La promesse normale du métier, c'est une short-list de deux ou trois profils sous huit à dix jours ouvrés, et un manager en poste sous trois semaines. Un cabinet qui annonce « une quinzaine de jours pour commencer à chercher » n'a pas de vivier : il recrutera pour vous, au prix de la transition.
Demandez aussi combien de ces profils sont disponibles aujourd'hui. Un vivier théorique de 4 000 managers ne vaut rien si les trois qui correspondent à votre sujet sont tous en mission jusqu'en mars.
2. Qui a réellement fait ce que je demande, et chez qui ?
Un directeur financier de transition qui a redressé une trésorerie dans une PME industrielle de 60 personnes n'est pas interchangeable avec un DAF de grand groupe. La taille d'entreprise compte autant que la fonction : dans une PME, le dirigeant de transition fait lui-même, sans équipe de dix personnes derrière lui.
3. Comment se décompose le prix ?
Le taux journalier facturé comprend la rémunération du manager et la marge du cabinet. Cette marge va, selon les maisons, de 20 % à 40 %. Elle n'est pas scandaleuse — c'est le prix de la sélection et de la garantie — mais elle doit être dite.
| Ce qu'il faut faire préciser | Pourquoi |
|---|---|
| Taux journalier et nombre de jours prévus | le coût total doit tenir sur une ligne |
| Part cabinet / part manager | un refus net de répondre est une information |
| Frais de déplacement et d'hébergement | sur une mission de 8 mois à 400 km, ce n'est pas un détail |
| Indexation si la mission se prolonge | beaucoup de missions durent plus que prévu |
| Conditions d'arrêt anticipé | préavis et jours dus, par écrit |
4. Que se passe-t-il si le manager ne convient pas ?
C'est la question qui révèle le plus. Un cabinet qui porte vraiment la mission remplace le manager à ses frais dans les premières semaines. Un cabinet qui a seulement mis deux parties en relation vous expliquera que le choix était le vôtre.
Faites écrire la réponse. « On trouvera une solution » n'est pas une clause.
5. Qui suit la mission, et à quel rythme ?
Une mission de transition dérive vite : le périmètre s'élargit, l'objectif se dilue, et personne ne s'en aperçoit avant le quatrième mois. Le cabinet doit prévoir un point formel — mensuel au minimum — entre vous, le manager et un associé du cabinet, avec un compte rendu écrit.
6. Comment est organisée la sortie ?
La sortie se prépare dès le premier mois. Qui reprend quoi, avec quels documents, et à quelle date. Demandez au cabinet ce qu'il exige du manager sur ce point : s'il n'exige rien, vous paierez une deuxième mission six mois plus tard pour refaire la même chose.
7. Avec qui vais-je travailler chez vous ?
Dans beaucoup de cabinets, l'associé qui vient vendre n'est pas celui qui suivra. Demandez le nom de la personne qui sera au téléphone en novembre, quand le sujet sera devenu désagréable.
Outil gratuit241 935 reprises d’entreprise et fonds de commerce passées au crible : par département, activité et prix.
Rechercher une reprise